mardi 2 septembre 2014

Les hommes de Montigny-Lencoup dans la Grande Guerre (1)

Le précédent billet mettait en valeur les soldats Morts pour la France pendant la Grande Guerre et inscrits sur le monument aux morts de Montigny-Lencoup. Il s'agit ici de retracer le parcours militaire de tous les hommes nés à Montigny en commençant par les plus vieux à avoir été mobilisés. Cette première partie relate le parcours de ceux né en 1868 à ceux nés en 1877, soit dix classes d'âge.

Classe 1888
BOUILLARD Marius né le 29 octobre 1868, 1m73 cheveux blonds et yeux bleus est décédé le 1er mars 1905 à Pont-sur-Seine. (matricule 601 page 119/513)
DELANOUE Jules né le 10 août 1868, 1m71 cheveux blonds et yeux gris. Arrivé le 1er août 1914 au 34e Régiment Territoriale d'Infanterie, il est renvoyé dans ses foyers le 29 mars 1915, libéré définitivement de toute obligation militaire. (matricule 642 page 163/513 du registre)
HERVET Ernest né le 5 février 1868, 1m66 cheveux châtains et yeux gris. Du 2 août 1914 au 15 novembre 1918, il est maintenu à la disposition du réseau de l'Est, son employeur. (matricule 609 page 127/513 du registre)
PICARD Jules Germain né le 8 mars 1868, 1m66 cheveux châtains clairs et yeux bleus c'est le frère jumeau de Romain Eugène qui suit. Exempté comme père de 4 enfants puis réformé n°2 pour asthme en octobre 1914 et maintenu réformé n°2 par le Conseil de révision du 7 juin 1915 (matricule 623 page 141/513 du registre).
PICARD Romain Eugène né le 8 mars 1868, 1m68 cheveux châtains clairs et yeux gris, c'est le frère jumeau de Jules Germain qui précède. Arrivé le 1er août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie il est renvoyé dans ses foyers le 29 mars 1915, libéré définitivement de toute obligation militaire. (matricule 637 page 158/513 du registre)
PIVERT Edmond Louis né le 16 septembre 1868, 1m72 cheveux châtains et yeux noirs, il est au moment du Conseil de révision charcutier à Paris où il est décédé le 3 décembre 1906. (matricule 604 page 122/513 du registre)
TROUVE Octavien né le 16 avril 1868, 1m74 cheveux châtains clairs et yeux bleus. Instituteur, il est dispensé en vertu de l'article 20 sur le Recrutement de l'Armée. (matricule 646 page 170/513 du registre)

Nés aussi en 1868, Romain Alexandre BOUILLARD, Georges FOYSARD, Adolphe NOURY et Paul POTTIER sont morts en bas âge et Louis Edmond CASEL, Louis DADA, Ernest Auguste FOULON, Eugène FRANCELIN, Emile LANNAY et Lucien TANNE ne sont plus dans la subdivision militaire de Fontainebleau au moment du Conseil de révision.

Classe 1889
DROUET Louis Lucien né le 31 décembre 1869, blond aux yeux bleus d'1m64. Versé dans le service auxiliaire pour cal volumineux à la jambe gauche, il décède en 1913. (matricule 844 page 404/582 du registre)
GOY Henri né le 6 août 1869, cultivateur 1m66 cheveux châtains et yeux bruns. Il est réformé en 1891 pour adénite cervicale tuberculeuse chronique. Suite au décret du 9 septembre 1914, il est reconnu apte au service auxiliaire par le conseil de révision de la classe 1915. Il est libéré de toute obligation militaire le 15 novembre 1918. (matricule 826 page 385/582 du registre)
MASSON Auguste né le 10 Octobre 1869, boulanger 1m64 cheveux et yeux châtains. Sa fiche matricule indique qu'il n'a pas rejoint le 34e Régiment Territorial d'Infanterie, en sursis dès la mobilisation. (matricule 821 page 379/582 du registre)
NOURY Léon Vincent né le 14 août 1869, marchand de nouveautés 1m66 cheveux châtains et yeux gris. Décédé à Montigny le 31 août 1904. (matricule 814 page 372/582 du registre)
PARE Paul Auguste né le 17 décembre 1869, charretier blond aux yeux bleus d'1m69. En 1889, il est dirigé dans les Services Auxiliaires pour cause de varicocèle. En novembre 1914, il  est déclaré apte par la commission spéciale de réforme et il arrive le 1er décembre 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie. Il est détaché à la terre catégorie A le 21 février 1917. Il passe au 35e Régiment Territorial d'Infanterie le 22 octobre 1917 tout en restant détaché. Il est libéré de toute obligation militaire le 15 novembre 1918. (matricule 828 page 387/582 du registre)
ROUSSIN Gaston né le 18 mars 1869, cultivateur 1m64 cheveux et yeux châtains. Arrivé le 1er août 1914 au Groupe Territorial du 32e d'Artillerie. Il est détaché à la terre catégorie A le 22 février 1917. Il passe au 35e Régiment Territorial d'Infanterie le 22 octobre 1917 tout en restant détaché. Il est libéré de toute obligation militaire le 15 novembre 1918. (matricule 823 page 382/582 du registre)

Nés aussi en 1769, Jules BOUDIER, Georges GUILVERT et Emile SAULNIER sont morts dans leur première année et Hubert MOREL et Maximilien ROBINOT ne sont plus dans la subdivision militaire de Fontainebleau au moment du Conseil de révision.

Classe 1890
BOUDIER Augustin né le 24 février 1870, charretier d'1m73, cheveux châtains et yeux gris. Réformé n°2 en 1892 pour infirmités (tuberculose pulmonaire). Maintenu réformé par le Conseil de révision de la classe 1915. Libéré de toute obligation militaire le 25 novembre 1918. (matricule 725 page 325/666 du registre)
COURTOIS René né le 21 mars 1870, 1m60 cheveux châtains et yeux gris. Arrivé le 1 août 1914  au 34e Régiment Territorial d'Infanterie, il passe  en juin 1917 au 260e RIT. Détaché à la terre catégorie B le 13 juillet 1917, il passe au 31e puis au 35e RIT. Libéré de toute obligation militaire le 25 novembre 1918. (matricule 691 page 271/666 du registre)
GASSELIN Alexandre né le 6 juin 1870, charretier d'1m64 aux cheveux châtains et yeux  gris. Réformé n°2 en 1892 pour faiblesse de vue. Reconnu apte par le Conseil de révision de la classe 1915, il arrive le 25 mars 1915 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie (RIT). Détaché à la terre le 28 juillet 1917, il passe au 35e RIT. Libéré de toute obligation militaire le 25 novembre 1918. (matricule 726 page 326/666 du registre)
LELU Marius né le 5 octobre 1870, charretier d'1m65 aux cheveux châtains et yeux  bleus. Arrivé le 1er août au 34e Régiment Territorial d'Infanterie (RIT), il est nommé sergent le 18 juillet 1916. Il passe  le 2 février 1917 à la 5e Section des Commis et Ouvriers d'Aviation. Détaché à la terre le 28 juillet 1917, il passe au 35e Régiment Territorial d'Infanterie. Libéré de toute obligation militaire le 25 novembre 1918. (matricule 714 page 307/666 du registre)
MORELLE Jules né le 3 juin 1870, charretier blond aux yeux bleus d'1m69. Arrivé le 1 août 1914  au 34e Régiment Territorial d'Infanterie, il passe au 6e Régiment d'Infanterie en janvier 1916. Détaché à la Maison Belleville Jules à Montigny le 15 septembre 1916, il passe au 46e Régiment d'Infanterie en 1917. Libéré de toute obligation militaire le 25 novembre 1918. (matricule 727 page 327/666 du registre)
NOURY Paul né le 17 juin 1870, 1m68, cheveux châtains clairs et yeux bleus. Décédé le 16 avril 1893 pendant son service militaire. (matricule 706 page 295/666 du registre)
PIVERT Maximin né le 23 novembre  1870, 1m65 cheveux châtains et yeux gris. Arrivé le 1 août 1914  au 34e Régiment Territorial d'Infanterie, il passe  en juin 1917 au 260e puis au 35e Régiment Territorial d'Infanterie. Il est classé "services auxiliaires" par la commission de réforme du 19 décembre 1917 pour rhumatismes chroniques, névralgie sciatique gauche, etc. Homme faigué, déprimé et présentant déjà des symptômes de sénilité. Renvoyé dans ses foyer le 17 février 1918. La Commission de Réforme du 25 septembre 1919 décide un pension pour une invalidité de 50%. Il décède le 11 décembre 1919. (matricule 701 page 286/666 du registre)

Nés aussi en 1870, Edouard BOUILLARD, Charles Julien MORIN et Jules Etienne NOURY ne sont plus dans la subdivision militaire de Fontainebleau au moment du Conseil de révision.

Classe 1891
ARCAMBOURQUE René Gustave né le 11 septembre 1871, 1m69 cheveux châtains et yeux gris bleus. Arrivé le 1er août au 34e Régiment Territorial d'Infanterie. Décédé le 1er août 1916 à Montereau (matricule 618 page 178/524 du registre). Ce n'est pas inscrit sur sa fiche matricule mais il est "Mort pour la France" (voir sa fiche Mémoire des hommes). Il est inscrit sur le Monument aux morts de Mons-en-Montois (77)

BOUILLARD Alexandre né le 3 mai 1871, cultivateur, 1m72 cheveux et yeux châtains est décédé en 1904. (matricule 584 page 134/524 du registre)

DESVIGNES Eucher né le 24 mars 1871, 1m57 cheveux et yeux bruns est décédé en 1904. (matricule 587 page 137/524 du registre)
LANGUILLAT Jules né le 6 octobre 1871, blond aux yeux châtains d'1m65. Réformé en 1907 pour emphysème et maintenu réformé par le Conseil de révision de 1915. (matricule 586 page 136/524 du registre)
LEFEVRE Arthur Désiré né le 2 février 1871, 1m76 cheveux châtains et yeux gris. Arrivé le 1 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie, il passe au 45e Régiment d'Artillerie. Détaché à l'agriculture à Montigny-Lencoup de septembre à novembre 1917, il passe ensuite au 31e Régiment d'Infanterie. Démobilisé le 7 décembre 1918. (matricule 603 page 159/524 du registre)
LELU Ernest né le 25 août 1871, 1m68 cheveux châtains et yeux gris. Arrivé le 26 mars 1915 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie, il passe au 35e et au 8e Régiment Territorial d'Infanterie puis au 5e Régiment du Génie où il est détaché militaire sur le réseau PLM. Libéré le 20 décembre 1918. (matricule 593 page 145/524 du registre)
NOMINE Modeste né le 6 décembre 1872, 1m67 cheveux châtains et yeux gris. Arrivé le 1er août 1914 au 34e Régiment d'Infanterie Territoriale. Passé au 78e R.I. Territorial il est détaché à l'agriculture à Montigny-Lencoup le 3 septembre 1917. Il passe au 35e R.I. Territorial et est libéré le 7 décembre 1918. (matricule 604 page 160/524 du registre)

Nés aussi en 1871, Auguste Alexandre DROUET est mort en bas âge et Octave Paul BOUDINEAU, Louis Edmond CATEL, Théodule GOY et Auguste GOY ne sont plus dans la subdivision militaire de Fontainebleau au moment du Conseil de révision.

Classe 1892
DUVAL Louis né le 21 février 1872, 1m75 cheveux châtains et yeux gris bleus. Arrivé le 20 septembre 1914 au 32e Régiment Territorial d'Infanterie il passe ensuite au 33e. Placé en sursis du 17 juin 1917 au 31 décembre 1918, il est démobilisé le 12 février 1919. (matricule 756 page 462/941 du registre)

FOUGERE Henri né le 4 avril 1872, 1m74 cheveux châtains clairs et yeux gris bleus est décédé en service lors de l'expédition de Madagascar en 1895. (matricule 731 page 416/941 du registre)
GOY Charles Adolphe né le 1er novembre 1872, 1m70 cheveux et yeux châtains. Arrivé le 3 août 1914 au 8e Régiment de Hussards. Réformé n°2 pour rhumatisme et varices et maintenu réformé par le Conseil de révision du 18 juin 1915. (matricule 750 page 453/941 du registre)
GOY Paul né le 29 décembre 1872, 1m69 cheveux châtains et yeux gris bleus. Arrivé le 2 août 1914 à la 5e Compagnie des Ouvriers d'Aviation, il est renvoyé dans ses foyers le 19 avril 1915. Arrivé le 7 février 1916 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie, il est détaché agricole à Montigny-Lencoup le 23 mai 1917. Passé au 35 Régiment Territorial d'Infanterie, il est démobilisé le 21 janvier 1919. (matricule 720 page 397/941 du registre)
ROGER Henri Arthur né le 9 septembre 1872, 1m77 cheveux et yeux châtains. Arrivé le 1er août 1914 au 32 Régiment d'Artillerie, il passe au 39 Régiment Territorial d'Infanterie puis au 3e Régiment du Génie. Démobilisé le 1er janvier 1919. (matricule 764 page 476/941 du registre)
ROUSSEL Adolphe né le 10 février 1872, cheveux châtains et yeux gris bleus. Arrivé le 1er août 1914 au 32e Régiment Territorial d'Infanterie, il passe ensuite au 38e Territorial d'Infanterie puis au 10e et au 68e Régiment d'Artillerie à Pied. Démobilisé le 27 décembre 1918. (matricule 748 page 448/941 du registre)
SACHOT Paul né le 1er août 1872, est exempté et maintenu exempté pendant toute la guerre.
SAULNIER Cyrille né le 27 février 1872, 1m75 cheveux et yeux châtains. Arrivé le 3 août 1914 au Groupe Territoriale du 32e Régiment d'Artillerie. Il passe au premier Régiment du Génie puis au 1er Régiment de Zouaves. Démobilisé le 2 avril 1919. (matricule 726 page 410/941 du registre)
SAULNIER Georges Alexandre né le 18 avril 1872, est exempté puis décédé.

Nés aussi en 1872, Emile GUILVERT, Auguste NOURY et Jules PHILIBERT sont morts en bas âge et  Raoul BOUILLARD et Charles MARTIN ne sont plus dans la subdivision militaire de Fontainebleau au moment du Conseil de révision.

Classe 1893

LECUYOT Lucien né le 1er janvier 1873 fut exempté et maintenu exempté par le conseil de révision de la classe 1915.
LIGNOT Frédéric né le 26 janvier 1873, 1m67 cheveux châtains foncés et yeux gris bleus. Arrivé le 6 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie. Tué à l'ennemi le 11 novembre 1915 au bois de la Céralade. Il habitait depuis avril 1913 chez FOURET à la Norville, subdivision de Versailles (matricule 786 page 528/910 du registre). Ce n'est pas inscrit sur sa fiche matricule mais il est "Mort pour la France" (voir sa fiche Mémoire des hommes). Il est inscrit sur le Monument aux morts de Châtenay-sur-Seine et sur celui de Montigny-Lencoup.
MASSON Louis né le 7 novembre 1873, 1m56 cheveux châtains et yeux gris bleus. Classé "service auxiliaire" depuis 1896, il est maintenu service auxiliaire par la Commission de réforme de novembre 1914. Arrivé le 27 décembre 1915 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie, il est remis "service auxiliaire par la commission de réforme de mars 1916 puis finalement réformé n°2 par la Commission du 3 mai 1916. (matricule 784 page 525/910 du registre)
NOMINE Alexandre né le 1er décembre 1873, 1m65 cheveux châtains et yeux gris bleus. Arrivé le 7 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie, il passe en 1918 au 500e puis au 129e et enfin au 13e  Régiment Territorial d'Infanterie. Démobilisé le 4 janvier 1919. (matricule 772 page 500/910 du registre)
NOMINE Camille Auguste né le 13 décembre 1873, employé de commerce, 1m65 cheveux et yeux bruns. Arrivé le 8 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie. Alors qu'il était adjudant depuis 1902, il est cassé de son grade et remis sergent le 10 août 1915. Classé "service auxiliaire" par la commission de réforme du 25 septembre 1918, il est démobilisé le 21 janvier 1919. (matricule 795 page 542/910 du registre)
PACON Emile né le 24 avril 1873, 1m63 cheveux et yeux châtains. Considéré comme appelé sous les drapeaux et maintenu à son emploi de temps de paix au titre des sections de Chemins de fer de campagne (réseau de l'Est), du 2 août 1914 au 14 janvier 1919. (matricule 811 page 572/910 du registre)
RIEL Ernest né le 20 avril 1873, boucher, 1m70 cheveux châtains et yeux gris bleus. Réformé en 1909, il est reconnu apte au service auxiliaire par le Conseil de révision de la classe 1915. Arrivé le 31 décembre 1915 à la 5e section de Commis et Ouvriers d'Aviation. Détaché à l'agriculture à partir du 21 mai 1917 il passe au 31e Régiment Territorial d'Infanterie. Démobilisé le 21 janvier 1919. (matricule 774 page 504/910 du registre)
ROUBAULT Louis Emile né le 12 avril 1873, charron, 1m75 cheveux châtains et yeux gris bleus. Arrivé le 6 août 1914 au Groupe Territorial du 32e Régiment d'Artillerie. Il passe au 11e Régiment d'Artillerie à Pied le 1er mars 1916 pour être détaché le jour même comme charron à la Fonderie Nouvelle d'Angoulème puis en juin à la société Duralumin à Bicêtre. Il passe le 1er juillet 1917 au 21e Régiment d'Infanterie Coloniale. Détaché le 30 avril 1918 à Montigny-Lencoup comme charron. Rentré au dépôt le 4 novembre 1918 pour être replacé en usine il est démobilisé le 20 janvier 1919. (matricule 751 page 459/910 du registre)
SAULNIER Célestin né le 20 juillet 1873, maçon, 1m70 cheveux châtains et yeux gris bleus. Arrivé le 9 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie. En septembre 1915, il est classé "service auxiliaire". Renvoyé provisoirement dans ses foyers en octobre, il revient au corps le 21 janvier 1916. Détaché de septembre 1916 à février 1917 à la sucrerie de Bray-sur-Seine puis à la garde de la Pétrolerie de Vernon en février 1917 puis maçon à Saint-Cyr en mars. Détaché à la terre en mai 1917 il passe au 31e Régiment Territorial d'Infanterie. Démobilisé le 18 janvier 1919. (matricule 812 page 574/910 du registre)

Nés aussi en 1873, Léon DROUET, Olivier HERVET et Augustin POTONIER sont morts dans leur première année et Désiré BOUDIER, Maxime BOUDIER, Désiré Victor DROUET et Isidore ROBINOT ne sont plus dans la subdivision militaire de Fontainebleau au moment du Conseil de révision.

Classe 1894
BONTOUR Alfred Désiré né le 15 mai 1874, berger d'1m51 cheveux châtains et yeux bleus. Classé "service auxiliaire" par le Conseil de révision de la classe 1894. Arrivé le 3 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie (RIT), il est renvoyé dans ses foyers le 20 août. Classé "service armé" par la Commission de réforme, il revient le 14 décembre 1914 au 34e RIT. Il passe au 33e RIT en mars 1915, puis au 35e en juin 1915, au 260e en août 1915, au 62e en juin 1917, au 60e en septembre 1917 et enfin au 18e RIT en février 1918. Il est à nouveau classé "service auxiliaire" en octobre 1918 et il est démobilisé le 9 février 1919. (matricule 734 page 456/977 du registre)
DURAND Eugène né le 10 juillet 1874, menuisier d'1m63 aux cheveux châtains clairs et yeux bleus. Arrivé le 6 août au 34e Régiment Territorial d'Infanterie. Il est fait prisonnier le 8 janvier 1915 et interné en Westphalie. Rapatrié le 8 janvier 1919, rentré au dépôt le 21 et démobilisé le 22 janvier 1919. (matricule 748 page 487/977 du registre)
GAUCHARD Louis Edmond né le 2 février 1874, boucher d'1m65 aux cheveux châtains et aux yeux bleus. Arrivé le 7 août 1914 au 37e Régiment Territorial d'Infanterie, il est renvoyé provisoirement dans ses foyers du 18 août au 6 septembre 1914. Il passe au 4e Régiment d'Infanterie en novembre 1914 puis au 5e Escadron du Train en décembre 1915. Démobilisé le 4 janvier 1919. (matricule 736 page 461/977 du registre)
LANGUILLAT Henri Firmin né le 5 août 1874, exempté puis décédé.
LELU Auguste Gustave né le 26 juin 1874, tuilier d'1m70. Exempté par le conseil de révision de la classe 1895 et reconnu apte au service armé par celui de la classe 1915. Arrivé le 16 mars 1915 au 166e Régiment d'Infanterie, il passe au 1er Groupe d'Aérostation en août 1915. Détaché en février 1916 à la Maison Baudelot à Montereau il passe en juillet 1917 au 45e Régiment d'Infanterie. Démobilisé le 6 février 1919. (matricule 1037 page 66/96 du registre)
MORIN Emile François né le 27 mai 1874, 1m60. Exempté par le conseil de révision de la classe 1895 et reconnu apte au service armé par celui de la classe 1915. Arrivé le 9 mars 1915 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie (RIT), il passe au 143e RIT en novembre 1915 puis au 19e Escadron du Train en décembre 1917. Démobilisé le 11 janvier 1919. (matricule 1049 page 89/96 du registre)
REITH Alfred Alexandre né le 22 mai 1874, 1m64. Exempté par le conseil de révision de la classe 1895 et reconnu apte au service armé par celui de la classe 1915. Déclaré insoumis le 20 avril 1915, il est arrêté mais il fait l'objet d'une ordonnance de non-lieu le 21 juin 1915. Il est définitivement réformé le 17 juin 1915 pour fracture vicieusement consolidé de la jambe droite. (matricule 1040 page 72/96 du registre)
REITH Louis Auguste né le 27 mai 1874, maçon, 1m59 cheveux châtains et yeux gris bleus. Il est décédé le 13 juillet 1907 à Montigny. (matricule 767 page 521/977 du registre)

Nés aussi en 1874, Auguste BOUDINEAU, Eugène DROUET et Alfred Julien GOY sont décédés en bas âge et Georges Charles FOULON et Albert ROBINET ne sont plus dans la subdivision militaire de Fontainebleau au moment du Conseil de révision.

Classe 1895
GOUY Emile né le 30 juin 1875, cultivateur blond aux yeux bleus d'1m70. Arrivé le 3 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie, nommé caporal en février 1917, il est démobilisé le 23 janvier 1919. Cité à l'ordre du Bataillon :"Gradé calme et courageux au front depuis le début de la campagne, le 1er novembre 1918, au sud de l'Aisne, s'est particulièrement distingué en dirigeant le tir de sa pièce sous un violent bombardement". Croix de Guerre. (matricule 960 page 909/985 du registre)
GOY Augustin né le 28 mai 1875, boulanger 1m70 cheveux bruns et yeux gris. Arrivé le 7 août 1914 à la 5e Section Territorial des Commis et Ouvrier d'Aviation (COA), il passe à la 13e Section en octobre 1915 et à la 14e section en novembre 1917. Démobilisé le 27 janvier 1919. (matricule 934 page 854/985 du registre)
HERVET Olivier né le 10 août 1875, 1m67 cheveux châtains foncés et yeux châtains. Arrivé le 7 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie (RIT), il passe au 33e RIT en mars 1915 puis au 240e en septembre 1916 et au 28e RIT en février 1917. Démobilisé le 7 janvier 1919. (matricule 954 page 895/985 du registre)
MOREL Amédée né le 27 septembre 1875, charretier d'1m69 aux cheveux et yeux bruns. Arrivé le 6 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie. Rattaché à la classe 1887 (sans explication), il est renvoyé dans ses foyers le 5 avril 1915. (matricule 959 page 908/985 du registre)
ROUSSEL Prosper né le 5 janvier 1875, 1m75 cheveux noirs et yeux bleus. Classé "service auxiliaire" en 1897, il est classé service armé artillerie par la Commission de réforme de novembre 1914. Arrivé  le 13 janvier 1915 au Groupe Territorial du 30e Régiment d'Artillerie. Renvoyé dans ses foyers le 4 avril 1915. Il décède le 4 mars 1917 à Montigny. (matricule 971 page 928/985 du registre)

Né aussi en 1875, Arsène PACON n'est plus dans la subdivision militaire de Fontainebleau au moment du Conseil de révision.

Classe 1896
BELLEFILLE Albert Emile né le 16 août 1876, 1m76 cheveux blonds et yeux bruns. Lieutenant de réserve,  il arrive le 3 août 1914 et est officier d'approvisionnement du P. A. de la 55e Division d'Infanterie. Envoyé en congé sans solde le 5 novembre 1915. (matricule 288 page 645/1088 du registre)
BRETTE Léopold Alexandre né le 16 août 1876, vétérinaire 1m64 cheveux bruns et yeux noirs. Arrivé le 4 août 1914 au 21e Régiment Territorial d'Infanterie. Il est réformé n°2 le 20 novembre 1914 pour emphysème pulmonaire, tachycardie, myocardie. Il est maintenu réformé en juin 1915. (matricule 255 page 571/1088 du registre)
COURTOIS Paul né le 24 août 1876, maçon, 1m62 cheveux bruns et yeux bruns. Classé "service auxiliaire", il arrive le 2 août 1914 à la 5e section des Commis et Ouvriers d'Aviation (COA). Il passe à la 13e section en octobre 1915 puis en avril 1917 à la 15e section COA qui apparemment était en Orient. Démobilisé le 7 février 1919. (matricule 291 page 652/1088 du registre)
DAMOTHE Arthur Louis né le 23 septembre 1876, cultivateur, 1m68 cheveux châtains et yeux bleus. Arrivé le 7 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie (RIT), il passe 37e RIT en novembre 1916 et au 82e en janvier 1918. Il passe à la 13e Légion de Gendarmerie en avril 1918 et est démobilisé le 5 février 1919. (matricule 314 page 699/1088 du registre)
DUVAL Raoul né le 1er avril 1876, charretier, 1m69 cheveux châtains et yeux bleus. Arrivé le 7 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'infanterie. Il disparaît à la bataille de Verdun, Bois des Corbeaux, le 7 mars 1916. Interné à Wahn, il est rapatrié le 4 janvier 1917 et démobilisé le 15. (matricule 303 page 677/1088 du registre)
GALIMARD Léon Théophile né le 3 décembre 1876, charbonnier, 1m63 cheveux châtains et yeux bleus. Arrivé le 2 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'infanterie, il subira une intoxication par les gaz asphyxiants le 26 novembre 1915. Il passe au 4e Escadron du Train en janvier 1917 puis en mai à la 4e section des Infirmiers Militaires. Envoyé en congé illimité le 10 janvier 1919. (matricule 293 page 655/1088 du registre)
GLENISSON Raymond Anatole né le 12 juillet 1876, cocher, 1m62. Exempté par le conseil de révision en 1897, il est jugé apte par celui de la classe 1915. Il arrive à la 5e Section des Commis et Ouvriers d'Aviation le 14 novembre 1915 pour être détaché le 27 à la Maison Menier Scierie à Nangis. Envoyé en congé illimité le 10 février 1919. (matricule 1020 page 43/144 du registre)
PIVERT Louis Henri né SUINOT le 3 février 1896, 1m55 cheveux noirs et yeux bruns. Il n'a pas rejoint le 34e Régiment Territorial d'Infanterie car il était détaché à la Maison Weyher et Richemont à Pantin sous les ordres de l'inspecteur des Forges de Paris. Il passe au 4e Régiment de Zouaves en juillet 1917 tout en restant détaché. Renvoyé dans ses foyers le 17 juin 1918 comme père de six enfants. (matricule 249 page 556/1088 du registre)

Nés aussi en 1876, Clément Alexandre GALLIEN, Clément Casimir MAYEU et Adolphe Emile REITH n'ont pas atteint l'âge d'un an et Gaston DURAND n'était plus dans la subdivision militaire de Fontainebleau au moment du Conseil de révision.

Classe 1897
HOURSEAU Camille Théodule né 22 juillet 1877, blond aux yeux bleus d'1m63. Ajourné en 1898 et 1899, il est classé dans les services auxiliaires en 1900 pour faiblesse. Absent, il est classé service armé en novembre 1914 et recherché. En fait décédé en 1906. (matricule 729 page 490/1073 du registre)
NOURY Augustin Victor né le 26 septembre 1877, mécanicien chauffeur, 1m69 cheveux châtains et yeux marrons. Arrivé le 16 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie, il passe au 5e Escadron du Train en décembre 1915. Placé en sursis d'appel comme batteur chez lui à Montigny du 6 décembre 1918 à sa libération le 13 février 1919. (matricule 943 page 953/1073 du registre)
ROUSSEL Ernest né le 29 août 1877, charretier, 1m67 cheveux châtains et yeux marrons. Arrivé le 5 août 1914 au 5e escadron du Train des Equipages, il passe au 30e Régiment d'Artillerie en mars 1915. Et on recommence, 5e Escadron du Train pour quelques jours et à nouveau 30e d'Artillerie en 1916. Détaché à Montigny pour battre le grain, il revient au corps le 5 mars 1918. A nouveau détaché pour le même motif du 8 août 1918 à sa démobilisation, le 22 janvier 1919. (matricule 922 page 907/1073 du registre)
SAULNIER Louis Gabriel né le 4 janvier 1877, maçon blond aux yeux bleus d'1m65. Arrivé le 3 août 1914 au 34e Régiment Territorial d'Infanterie, il est réformé le 24 dudit mois pour eczéma chronique. Il est maintenu réformé par le conseil de révision de la classe 1917. (matricule 929 page 923/1073 du registre)

Nés aussi en 1877, Gaston Eugène GUITONNEAU, Auguste MEIGNEN et jules PHILIBERT n'étaient plus dans la subdivision militaire de Fontainebleau au moment du Conseil de révision.




mercredi 23 juillet 2014

Les soldats de la Grande Guerre inscrits sur le Monument aux morts de Montigny-Lencoup

Vous trouverez ci-dessous la liste des soldats inscrits sur le Monument aux morts de Montigny situé à l'entrée du cimetière communal. Pour chaque soldat, j'ai essayé de rassembler différentes sources pour en faire une petite monographie.

Voici dans le détail les cinq sources utilisées :
  • L'état civil est placé en premier même si souvent la date des actes est trouvée dans les autres documents. Les naissances sont consultables sur le site des Archives de Seine et Marne, par contre les décès ne sont pas encore ligne et ceux relevés l'ont été sur place aux Archives à Dammarie-les-Lys. Sauf  indication contraire, les actes sont à Montigny-Lencoup et les numéros de page renvoient aux registres sur le site des Archives départementales.
  • Le recensement de 1911 à Montigny permet de replacer tous ces jeunes dans leur environnement familial. Ces éléments sont aussi consultables sur le site des Archives de Seine et Marne et les indications renvoient au registre du canton de Donnemarie-en-Montois.
  • Les registres matricules sont des documents militaires qui retracent le parcours de chaque homme, du conseil de révision à l'âge de 20 ans jusqu'à la libération des obligations militaires 25 années plus tard. Ils sont eux aussi consultables sur le site des Archives de Seine et Marne. Je n'ai relevé que les informations concernant la guerre de 14 en occultant les éventuels service militaire et périodes de réserve. Ils sont classés par classe, la classe correspondant à l'année de naissance plus 20 ans; dans chaque classe le 1er registre contient les matricules de 1 à 500, le 2e registre les matricules de 501 à 1000 et ainsi de suite.
  • Mémoire des hommes est un site du Ministère de la Défense qui regroupe toutes les fiches des soldats "Mort pour la France" dans le but de les honorer.
  • Le Livre d'Or de Montigny-Lencoup est un document du Ministère des Pensions (voir le document). La loi du 25 octobre 1919 permet une indemnisation des familles des soldats "Morts pour la France" et elle entraine de la part du ministère un retour sur certaines appellations "Mort pour la France" accordées trop rapidement. Cette loi entraine aussi, de la part des familles, de nombreux passages devant les tribunaux pour trois raisons principales :
1.      Au début de la guerre, les militaires n'avaient qu'une seule appellation honorifique : "tué à l'ennemi". C'est une loi de septembre 1915 qui crée le "Mort pour la France" et de nombreuses familles devront batailler pour obtenir ce "label" synonyme d'indemnisation.
2.      De nombreux soldats étaient uniquement portés disparus, c'est le tribunal qui les a déclarés "Mort pour la France".
3.      Beaucoup de réservistes n'avaient pas transmis aux autorités militaires leur acte de mariage et de nombreuses épouses sont passées devant le tribunal pour faire reconnaitre leur droit à indemnisation en lieu et place de leurs beaux-parents.

Voici la liste des soldats inscrits sur le monument de Montigny, il suffit de cliquer sur le nom pour accéder à la fiche (quand elle existe).

jeudi 3 juillet 2014

Il y a 200 ans en 1814…

Après 1714 où les relevés étaient des BMS (Baptêmes, Mariages, Sépultures), voici 1814 et ses relevés de NMD (Naissances, Mariages, Décès). Le Révolution est passée par là et l'Assemblée Constituante a transféré l'état civil aux mairies.
1814, c'est la Campagne de France, une guerre quasiment civile, dont presque personne ne parle en France : une coalition d'états combat Napoléon et remet sur le trône un roi, Louis XVIII. Cette guerre passe par Montigny-Lencoup et les batailles de Nangis, Valjouan et Montereau entrainent le passage des troupes et laissent derrière elles des blessés.

Voici les relevés de 1814 qui commencent par les naissances :

Le 8 janvier, Jacques FADIN fils de Charles et de Marie Catherine FRANCOIS.
Le 11 janvier, Marie Louise Angélique Ursule BERTIN fille de Jean Charles et de Marie Angélique TARIN.
Le 14 janvier, Charles Augustin LEFEVRE fils de Louis Robert et d'Anne Geneviève MARIE.
Le 13 février, Etienne TANNÉ fils d'Etienne et de Geneviève FOISSIER.
Le 16 février, François Jacques DESTROST fils de Jacques et de Marie Catherine GUILLIN.
Le 22 février, Marguerite Geneviève NOURY fille de Pierre François et de Marie Reine HERVET.
Le 24 février, Jacques François Théodore DROUET fils de François et de Julie DUPRÉ.
Le 25 février, Denis VIVOIS fils de Jean Baptiste et d'Adélaïde ROZAY.
Le 7 mars, Etienne Hubert PACON fils d'Etienne François et de Geneviève FRAUSNIER.
Le 11 mars, Denis Etienne FOURQUENAY fils d'Etienne Denis et de Rose RAMARD.
Le 13 mars, François VILLOT fils naturel de Marie Constance Joséphine VILLOT et du cordonnier Joseph AUBERTON.
Le 16 mars, Antoine Ferdinand POMPEL fils de Donat et de Geneviève GOY.
Le 17 mars, François PARIS fils de Claude Laurent et d'Anne DESTROST.
Le 18 mars, Adélaïde Mélanie DOUINNE fa Pierre François et d'Adélaïde REGARD.
Le 8 avril, Véronique PARÉ fille de Nicolas et de Véronique BRIQUET.
Le 25 avril, Madeleine LASNIER fille de Victor et de Madeleine MARNAUD.
Le 27 avril, Marie Eugène Amandine LANUTOT fille d'Etienne et de Marie Angélique GUILLIN.
Le 3 mai, Anne Virginie AUBÉ fille de Jules Théodore et d'Anne Brigitte LOMBARD.
Le 5 mai, Françoise Rosalie BERTIN fille de Philippe Hubert et de Françoise Rosalie PAROIS.
Le 7 mai, Julie Augustine YVOROIT fille d'Adrien et de Julie LINARD.
Le 18 mai, Marie Geneviève NOURY fille de Pierre et de Marie NOBSAT.
Le 30 mai, Amédée PARAIN fils de Laurent et de ??
Le 8 juin, Louis Lucien DAVESNE fils de Jean Louis et de Françoise ROUSSEAU.
Le 17 juin, Edme Ferdinand MARECHAL fils de Jean Baptiste et d'Elisabeth BOURGINE.
Le 2 juillet, Madeleine Catherine DELBAR fils de Julien Danton Pissetier et de Catherine VIELLE.
Le 16 juillet, Hyppolite DESTROST fils de Pierre Jean Baptiste et de Marie Jeanne Rose JANVIER.
Le 26 juillet, Auguste MASSON fils d'Isidore et de Marie Louise DESTROST.
Le 20 août, Louis Remy DUVAL fils de Louis Remy et de Geneviève VIELLE.
Le 23 août, Jean Louis FONTAINE fils de Robert et de Marie FONTAIS.
Le 20 octobre, Rosalie Fleurine FINELLE de Jean Baptiste Basile et de Louise Reine BOUSSARD.
Le 23 octobre, François Baptiste MATET fils de François et de Marie Anne LECUYOT.
Le 31 octobre, Adolphe Jérôme DUPRÉ fils de François et d'Eléonore Louise FACTIOT.
Le 3 novembre, Pierre DESVIGNES fils de Jean Baptiste et d'Angélique JUSTIN.
Le 16 novembre, Ambroise Simon GOUY fils de François et de Geneviève PIVERT.
Le 20 novembre, Marie Adélaïde POISSON fille Louis et d'Anne VANNESSON.
Le 21 novembre, Pierre Adolphe ROUSSEL fils de Claude François et d'Anne Adélaïde FOURNIER.
Le 11 décembre, Isidore LEFEVRE fils de Jacques et d'Elisabeth ROUSSEAU.
Le 24 décembre, Jean Baptiste NOURY fils de Jean Baptiste et de Marguerite BELLEVILLE.
Le 31 décembre, Pierre Jean Baptiste BOURDIN fils d'Eloi et d'Angélique VANNESSON.

Il y a eu trois mariages :

Le 7 décembre, Pierre François DELETRE veuf de Geneviève GAUDILLET avec Geneviève BERNIER veuve de Michel GOUBY.
Aussi le 7, Etienne TANNÉ veuf de Geneviève FOISSIER avec Rose LECUYOT fille de Pierre et de Marie Jeanne TANNÉ.
Le 14 décembre, François GALLIEN fils de Joseph et de Marie BOURGOIS avec Anne Virginie MARET fille de feu Jean et d'Anne MACQUIN.

Pour les décès :

Le 7 février, Claude SEIGNEUR, vigneron.
Le 20 février, Jean BEGUE de Saint-Germain-Laval.
Le 22 février, Etienne TANNÉ 22 jours, fils d'Etienne et de Geneviève FOISSIER.
Le 26 février, Hubert DELERY 20 ans, conscrit au 8e régiment des tirailleurs de la Garde impériale.
Le 11 mars, Pierre ROUSSIN 61 ans.
Le 13 mars, Geneviève FOISSIER 27 ans, épouse d'Etienne TANNÉ.
Le 13 mars, Pierre LECUYOT, vigneron.
Le 15 mars, Jacques SIMON 20 ans, manœuvre.
Aussi le 15, Jean René CHARTIER, militaire de la garde nationale.
Le 1er avril, Augustin Alexis Firmin HERBET 11 mois, parisien en nourrice.
Le 1er avril, Mathurin CHAUSSON, militaire.
Le 2 avril, François Jacques DESTROST 6 semaines, fils de Jacques.
Le 5 avril, Marie Marguerite GOY 2 ans.
Le 22 avril, Edme POMPEL 2 ans, fils de Donat.
Le 25 avril, Madeleine LASNIER 1 jour.
Le 26 avril, Véronique PARÉ 18 jours.
Le 29 avril, Joseph TAPIN 20 ans, tirailleur. C'est la transcription de son décès à Anvers le 4 février 1814.
Le 3 mai, Jean Baptiste DESTROST 3 ans.
Le 13 mai, Geneviève Louise GUERARD 10 mois.
Le 20 mai, Marie Anne MASSON 55 ans.
Aussi le 20, Marie Anne DUMONT 66 ans.
Le 26 mai, Pierre DESTROST 71 ans.
Le 30 mai, Marie Eugène Amandine LANUTOT 1 mois.
Le 8 juin Marie Delphine JOLY fille de Jean et d'Antoinette Claude JEROINS.
Le 13 juin, Antoine RAFFENON 19 ans.
Le 25 juin, Charles Emilie LEBRUN 5 semaines, parisien en nourrice
Aussi le 25, Hubert NICOLE 2 ans, fils de François et de Madeleine BERTRAND.
Le 26 juin, Louise Héleine PARON 20 mois.
Le 7 juillet, Joseph PRIEUR 9 mois.
Le 11 juillet, Marguerite Charlotte Eglantine FERAL 4 mois, parisienne en nourrice.
Le 14 juillet, Frédéric BINOT.
Le 15 juillet, François COURTOIS, soldat. C'est la transcription de son décès à Bayonne le 30 novembre 1813.
Le 16 juillet, Jean Baptiste BRIQUET 86 ans.
Le 21 juillet, Jean ROBIN 29 ans, soldat de la Garde nationale.
Le 8 août, Pierre CARON, soldat. C'est la transcription de son décès à Cambrai le 13 février 1814.
Le 20 août, Louis Nicolas ADVIS 20 jours, parisien en nourrice.
Le 30 août, Marie Rose VANNESSON 11 mois.
Le 1er septembre, Louis Jean Baptiste PACON 13 mois.
Le même jour, Anne Elisabeth BOURGINE 14 mois.
Le 9 septembre, Rose Aymée NOURY.
Le 12 septembre, Julienne DURAN 13 mois, parisienne en nourrice.
Le 17 septembre, Marie Françoise GOY 10 mois.
Le 26 septembre, Marguerite Joséphine LAMBERT 2 mois.
Le 29 septembre, Jacques FADIN 9 mois.
Aussi le 29, Louis François LEFEVRE 1 an 10 mois.
Le 9 octobre, Charles Augustin LEFEVRE 9 mois
Le 13 octobre, Marie Louise BUTELLE 8 mois, parisienne en nourrice.
Le 19 octobre, Jacques François DUPRÉ 71 ans.
Le 27 octobre, Jean Etienne RAVIOT 1 an 9 mois, parisien en nourrice.
Le 14 novembre, Marie Angélique DE LA ROCHE.
Le même jour, François Eugène Prosper BORDELET, parisien en nourrice.
Le 18 novembre, Joseph GUILLON, soldat. C'est la transcription de son décès à Mouillette en Catalogne le 16 novembre 1810.
Le 18 novembre, Jean Charles BERTIN, soldat. C'est la transcription de son décès à Verdun le 5 janvier 1814.
Et le 20 novembre, François BRIQUET 57 ans.

Pas de réflexion sur les naissances et les mariages mais par contre il y a eu pendant l'année 1814 plus de 50 décès contre 19 en 1714. Voici les différences notables :
·     Cinq soldats morts dans ce relevé contre aucun en 1714. Il ne s'agit pas des morts sur les champs de batailles (ils sont laissés à la charge de l'aumônier du régiment et il n'y a pas de transcription de l'acte dans la commune du décédé) mais de blessés dits morts de maladie, toujours la même, la fièvre putride c’est-à-dire la gangrène. Ils ne sont pas tous morts de la Campagne de France mais l'Empire était en guerre quasi permanente…

·       Dix-huit enfants morts en bas-âge contre six en 1714. Certes, il y a eu en cent ans un vrai développement de la mise en nourrice d'enfants nés à Paris, source de revenu pour plusieurs familles de Montigny et ces enfants sortis de leur famille sont souvent plus fragiles mais les natifs de Montigny meurent aussi. L'explication de cette surmortalité infantile semble être la pollution liée à la guerre. De nombreux morts doivent être enterrés sur les champs de bataille, souvent dans des fosses, sans la chaux vive nécessaire à la bonne décomposition. Il y a aussi tous les chevaux qui eux ne sont pas enterrés mais jetés dans les points d'eau, mares, étangs ou cours d'eau. Ceci a entraîné une pollution des nappes phréatiques et de tous les cours d'eau jusqu'à la Seine.

lundi 19 mai 2014

La haie de Gurcy

A l'époque médiévale, la haie de Brie était la frontière entre le domaine royal et le comté de Champagne. La Champagne est réunie au domaine royal par le mariage en 1284 de Jeanne de Navarre, comtesse de Champagne avec Philippe qui devient roi de France un an plus tard (l'histoire le retient sous le nom de Philippe le Bel). Après de nombreuses péripéties, c'est le roi Jean le Bon qui en 1361 intègre définitivement la Champagne à la France.
Les haies existent comme moyens de défense ou de séparation depuis l'époque gallo-romaine. Il s'agit d'arbustes, principalement épineux,  qui sont volontairement pliés et liés entre eux par la main de l'homme sur une largeur d'une quinzaine de mètres. Une fois les végétaux adultes, cette barrière devient quasi impénétrable et relie les différentes forêts où il est tout aussi dangereux de s'aventurer.
La seigneurie de Nangis dépend de la châtellenie de Melun qui est une possession du roi de France. Les fiefs de Gurcy et Chalautre font partie de la seigneurie de Nangis et les haies entourent cette excroissance dans le territoire champenois. Des parties de ces haies sont visibles sur les cartes de Cassini (datant du milieu XVIIIe siècle), au-dessus de Valjouan nommée "la haye de Nangis" et le long de Montigny-Lencoup nommée "la haye de Gurcy". D'autres se retrouvent dans la toponymie des lieux comme la "Haie Jutard" au-dessus de Chalautre-la-Reposte.
Carte de Cassini (http://www.geoportail.gouv.fr/accueil)


Carte de Cassini (http://www.geoportail.gouv.fr/accueil)

Aux XIIe et XIIIe siècles les marches, ces larges zones plus ou moins incultes entre les grands comtés, vont se transformer en frontières. L'aménagement de ces territoires va se faire de différentes façons :
·     les villes neuves où les seigneurs, en échange de terres ou d'exonération d'impôts, favorisent l'implantation de communautés villageoises.
·         de grandes surfaces de forêts et de terres sont données à des communautés monastiques pour les défricher.
·         des terres cultivables sont données aux ordres ?? qui les structurent en grandes fermes appelées commanderies.
Ces trois méthodes sont utilisées pour entourer la seigneurie de Nangis et renforcer les seigneuries de Montigny et Donnemarie existantes depuis longtemps. Ainsi, dans le sens des aiguilles d'une montre, on trouve Coutançon donné aux Hospitaliers puis Villeneuve-le-Comte (aujourd'hui Villeneuve-les-Bordes). Vient ensuite l'abbaye cistercienne de Preuilly, cinquième fille de Citeaux, puis l'abbaye de femmes de Saint-Thomas-de-Laval, fille du Paraclet, et enfin au nord vient Rampillon donné aux Templiers.
Ces haies séparant le royaume de France et le comté de Champagne auraient dû disparaître au XIVe siècle et pourtant aujourd'hui, cinq siècles après, la "haie de Gurcy" sépare toujours le finage de Gurcy-le-Châtel de celui de Montigny-Lencoup; évidement il ne s'agit plus d'épineux comme à l'époque. Ainsi le château de Gurcy a aujourd'hui, à l'extrémité de son parc, une belle double rangée de sapins.



Au sud la "haie" continue sur Montigny par une rangée de grands arbres doublée d'une rangée d'arbustes.

vendredi 25 avril 2014

Les derniers Trudaine

Philibert Trudaine et Marie Rosalie Bouvard de Fourqueux ont eu deux garçons et une fille Marie Françoise, morte jeune. 
De Charles Louis Trudaine de Montigny, l'aîné, et Charles Michel Trudaine de la Sablière, seul le premier est seigneur de Montigny-Lencoup, mais leur sort étant étroitement lié jusqu'à la mort, il est difficile de séparer leur histoire. En effet les deux frères qui n'avaient qu'une dizaine d'années au décès de leurs parents, ne sont connus que par leur triste fin en 1794 en pleine terreur.

Madame Trudaine par David
(musée du Louvre)
Charles Louis est baptisé le 18 septembre 1764 en l'église Saint Nicolas des Champs à Paris. Après des études juridiques, il est avocat au Châtelet et conseiller au Parlement de Paris. Le 16 juin 1789, il épouse Marie Louise Micault de Courbeton fille de Jean Micault, Président du Parlement de Bourgogne, et de Marie Françoise Trudaine, une lointaine cousine de son mari (Courbeton est un fief de Saint-Germain-Laval). Les Trudaine reçoivent à Montigny-Lencoup comme dans leur hôtel de Paris, place des Vosges, de nombreux artistes dont le poète André Chenier ou le peintre David. Celui-ci a d'ailleurs fait un tableau de Madame Trudaine qui est aujourd'hui au musée du Louvre, à voir ci-contre. Trudaine de Montigny poursuit la politique foncière de ses aïeux  en achetant plusieurs fermes de l'abbaye de Preuilly lors de la vente des biens nationaux. Le 28 avril 1791, il achète les deux fermes comprises dans l'enceinte de l'abbaye (des Domaines et de Beauvais), le 6 juillet, la ferme de Gratteloup juste au-dessus de l'abbaye et le 8 août, le moulin d'Estrée avec ses aulnaies et ses prés.
Charles Michel est baptisé à Saint Nicolas des Champs le 2 mai 1766. Comme son frère, il est avocat et conseiller au Parlement de Paris. De santé très précaire, on ne parle de lui que toujours associé à son frère. Sans union, il a pourtant une fille naturelle, Elisabeth Françoise, qui au décès de ses parents, sera adoptée par sa grande tante et portera le nom de Bouvard de Fourqueux. 

Le 27 germinal an II (10/04/1794), Jean Micault le beau-père de Trudaine, Président au Parlement de Dijon, est guillotiné. Son fils aîné et son gendre, Trudaine, sont alors inscrits sur la liste des suspects. Deux gardes viennent arrêter Trudaine au château de Montigny. Vivant (Vivant est son prénom) Micault, son beau-frère, est arrêté quelques jours plus tard à Paris. Et c'est par solidarité avec son frère dont il n'avait jamais été séparé, que Michel Trudaine de la Sablière est arrêté, à sa demande, trois semaines après. Ils sont incarcérés à la prison de Saint-Lazare où ils retrouvent leur ami André Chenier.
Lors de l'arrestation, plusieurs habitants de Montigny-Lencoup sont venus offrir à Trudaine d'escamoter les gardes en charge de l'arrêter. Il refuse de peur de les mettre en danger. Ensuite les habitants ont envoyé demandes sur demandes pour obtenir la libération des frères Trudaine, en vain. Ces réclamations ont exaspéré Robespierre qui prie Fouquier-Tinville de l'en débarrasser. Ce sera un arrêt de mort car celui-ci invente une prétendue conspiration où les prisonniers, une fois évadés, devaient assassiner les membres du Comité de Salut public. Cette mascarade de procès va livrer cinquante sept condamnés à mort, mascarade puisque le jeune Trudaine est arrivé à la prison dix huit jours après le prétendu complot. Chenier est guillotiné le 7 thermidor, les frères Trudaine le 8 et le lendemain, c’est la chute de Robespierre qui les suit sur l’échafaud le 10. La terreur est terminée! Il a manqué deux jours aux Trudaine.

Comme il n'avait aucun héritier direct, les biens de Trudaine de Montigny furent partagés entre les collatéraux, un seizième seulement revint à sa veuve. La santé de Madame Trudaine a été sérieusement ébranlée par ces événements. Elle habita encore le château quelques années puis malade et languissante, elle alla mourir à Genève, à l'âge de trente trois ans, le 11 brumaire an XI (02/11/1802). Son corps fut ramené de Genève et inhumé dans le chœur de l'église de Montigny-Lencoup.

Ainsi s'achève l'histoire des Trudaine à Montigny-Lencoup. La plaque sur la fontaine, place Trudaine, traduit bien les bonnes relations qu'ils avaient avec les habitants.

mardi 1 avril 2014

Philibert Trudaine, la troisième génération

Jean Charles Philibert Trudaine de Montigny naît le 19 janvier 1733 à Clermont-Ferrand fils de Daniel Trudaine et Marie Marguerite Chauvin. 
Son père, conscient de la part croissante des sciences abstraites, lui fait étudier les mathématiques puis la physique et la chimie. Dès 1757, il est l’associé et le collaborateur de son père dans toutes ses fonctions. A la mort de celui-ci en 1769, il le remplace comme Grand Voyer de France et comme directeur du Commerce et des Manufactures. Lorsqu'il se présente à Louis XV, il lui propose d’exercer gratuitement les charges de son père et le Roi va répondre avec finesse : « on me demande si rarement une pareille grâce que, pour la singularité, je vous l’accorde ».
Comme son père, Philibert Trudaine est ami des physiocrates (la physiocratie est  l’école de pensée économique et politique, née en France vers 1750, qui contribue de manière décisive à forger la conception moderne de l'économie et à placer la réflexion et la pratique de l'économique dans un cadre de référence plus autonome... http://fr.wikipedia.org/wiki/Physiocrate) et défenseur des libertés économiques. Ainsi il est fondateur en 1761, avec Bertin et Turgot, de la première société d’agriculture et en 1765 il aide à la fondation du "Journal d'Agriculture". En 1764, il devient membre associé de l'Académie des Sciences où, grâce à sa fortune, il joue un rôle de mécène notamment en finançant la création du "Journal de Physique" et en dotant de nombreux prix scientifiques de l'Académie.

Au château de Montigny, il a fait construire un théâtre et aussi un laboratoire. Il y reçoit tous ses amis artistes, politiques et scientifiques : Malesherbes, Turgot, Montesquieu, Diderot, Lavoisier, Clairaut… Avec Lavoisier il va, par exemple, faire fabriquer et essayer à Montigny une lentille bien plus grande que toutes celles existantes pour faire des expériences de chimie (et non de physique : il s'agit de bruler à forte température sans que des produits de la combustion, du charbon par exemple, n'influe sur les résultats des expériences).
Les lentilles ardentes de Lavoisier
Trudaine partage les idées économiques de Turgot, le ministre des finances de Louis XVI, son ami d'enfance (le père de Turgot est seigneur de Châtillon-sur-Seine). Lorsque le 12 mai 1776, le Roi donne l'ordre à Turgot de se retirer, par solidarité Trudaine démissionne de toutes ses fonctions.

Philibert Trudaine se marie en 1756 avec Françoise Bernardine Gagne de Périgny dont il n'aura pas d'enfant. En 1762, veuf, il épouse en secondes noces Marie Rosalie Bouvard de Fourqueux dont le père sera lui aussi ministre de Louis XVI (même les vrais historiens ont le droit de ne pas connaitre Michel Bouvard de Fourqueux, car il ne fut ministre que du 10 avril au 1er mai 1787). Deux enfants vont naître de cette union en 1765 et 1767, Charles Louis et Charles Michel qui feront l'objet d'un autre billet. Son épouse meurt en 1776 et lui décède en son château de Montigny le 5 août 1777 à l'âge de 44 ans.